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Association "LES REPAS UFOLOGIQUES"

Association "LES REPAS UFOLOGIQUES"

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11 Octobre 2012

IL Y A 40 ANS MARC THIROUIN DISPARAISSAIT

MARC THIROUIN LE PIONNIER DE L’UFOLOGIE :
IL Y A 40 ANS DISPARAISSAIT LE FONDATEUR DU PREMIER GROUPE DE
RECHERCHE SUR LES OVNIS

A l’époque on parlait encore un peu de Mystérieux Objets Célestes, ou bien d’Engins Spatiaux de Provenance Inconnue, le terme Ovni n’étant pas encore inscrit dans les dictionnaires et celui de « soucoupes volantes » était trop sorti de la science-fiction cinématographique US ou de la littéraire française.

Aujourd’hui on préfèrera pour décrire le corpus constituant de l’ufologie, parler de Phénomènes Aériens Non Identifiés. Les tendances bougent.

Marc Thirouin est référencé sur Wikipédia, on peut y lire : Marc Thirouin (1911-1972) était un juriste et ufologue français. Le site rr0 lui consacre également une page très bien documentée.

Né en 1911 à Chartres (Eure-et-Loir), il fait des études de droit et devient avocat à Paris. Parallèlement à sa longue carrière juridique, il fait partie de la Société d'Études Atlantéennes qui, autour de Paul Le Cour, se donnait pour objectif la recherche de l'Atlantide. Ce groupe éditait la revue Atlantis (fondée en 1927) à laquelle collaborait Thirouin (il figure déjà parmi les collaborateurs de ce périodique avant la Deuxième guerre mondiale). En mai et juin 1951, les soucoupes volantes comptent parmi les nombreux sujets abordés par cette revue. En 1951, il fonde la Commission Ouranos, l'un des premiers groupes de recherches ufologiques français (en fait sans doute le premier, structuré, en France et au monde) autour notamment de Charles Garreau, Jimmy Guieu et Aimé Michel. Il dirigeait également le bulletin bimestriel de cette organisation, Ouranos. Revue internationale qui deviendra par la suite Ciel Insolite.

Marc Thirouin meurt le 24 juillet 1972 à Valence, des suites d'une longue maladie. Il avait consacré vingt-cinq ans à la recherche sur les ovnis qu'il croyait avoir une origine extraterrestre. Il repose aujourd’hui près de Valence et ses descendants ne semblent plus du tout intéressé par le sujet des PAN. Les jeunes ufologues ignorent généralement qui était Marc Thirouin.

Marc Thirouin n’a jamais publié directement de livre, mais a contribué à plusieurs ouvrages, en sus de ses articles publiés dans les magazines dont il assura la direction :
- « préface » à Jimmy Guieu, Les Soucoupes volantes viennent d'un autre monde, illustration de Brantonne, Paris, Éditions Fleuve noir, 1954.
- « avant-propos » à Jimmy Guieu, Black-out sur les soucoupes volantes, « Lettre préface » de Jean Cocteau, Paris, Éditions Fleuve noir, « Documents », 1956.
- « préface » à Charles Garreau, Alerte dans le ciel ! Documents officiels sur les objets volants non identifiés, Paris, Éditions du Grand damier, 1956.

Je n’ai pas connu directement Marc Thirouin, mais j’ai adhéré, dès les années 74 à l’Association des Amis de Marc Thirouin – AAMT -, structure aujourd’hui disparue qui avait son siège à Valence. J’ai donc eu la chance de côtoyer certains des amis de Marc Thirouin au sein de l’AAMT, ainsi qu’à l’extérieur, avec Jimmy Guieu, Aimé Michel,Alfred Nahon, Fernard Lagarde, Henry Durrant ou encore Charles Garreau avec qui j’ai commencé à être en contact dès 1976/1977. Ces auteurs étaient tous issus « de l’époque Thirouin ». C’est l’époque, où commençant des études en Sciences économiques j’adhérais également à deux autres associations : la commission d’enquête Ouranos (Grenoble) et le groupe Lumières dans la Nuit (Le Chambon sur Lignon). Ces associations de recherches étaient également dans la droite ligne des travaux de Marc Thirouin. C’est une époque où le sentiment d’ouvrir une voie de réflexion sur un sujet poussant à la controverse, celui des ovnis – les PAN d’aujourd’hui – était quelque chose de très stimulant sur le plan intellectuel. Il n’y avait quasiment pas de références établies, l’empirisme était de mise. Le tout était de garder un esprit de synthèse avec une démarche très factuelle et objective, sans idée préconçue, pour conserver tout crédit et ne pas faire l’amalgame entre l’ufologie et des disciplines associant la parapsychologie et tous autres phénomènes paranormaux. Sujets encore plus difficiles à appréhender.

Ce qui m’avait le plus frappé c’est que Marc Thirouin avait accumulé une documentation énorme sur le sujet des PAN. Documentation qui pour partie fut détruite/perdue à son décès, par manque d’intérêt de sa famille qui ne savait pas quoi faire de ces archives spéciales. A l’époque le monde ufologique, bien que dense, n’était pas encore versé dans la conservation des archives et les fonds d’Archives départementaux n’étaient pas encore sensibilisé à ces documents, sans doute trop contemporains et semblant hors de tout champs d’approche ciblés, en terme de documentation officielle.

L’AAMT était très active pour entretenir le souvenir de ce fondateur de l’ufologie mondiale. L’association éditait « le bulletin de l’AAMT », faisait nombre de conférences sur Rhône-Alpes et le Vaucluse, avait noué des liens important avec Jean-Claude Bourret qui régulièrement était en conférence dans cette région Rhône-Alpes/PACA, enquêtait de façon soutenue sur tous les cas d’observations locaux. Je rends ici hommage à trois amis disparus Michel Dorier, Michel Figuet et David Duquesnoy qui ont œuvré pour le développement de l’AAMT, je pense aussi à Raymond Bonnaventure et à tant d’autres qui ont quitté le milieu de la recherche ufologique, pour une retraite bien méritée et d’autres centres d’intérêts.

L’AAMT possédait ses bureaux à Valence, exploit pour une association de l’époque, comptant bien quelques 150 membres actifs, un grand nombre de sympathisants et ses entrées dans la presse, dans le milieu scientifique et auprès des autorités. Ses assemblées générales se tenant dans un grand centre culturel de Valence, en bordure de l’autoroute A7, remplissait totalement la salle plénière et l’on pouvait y croiser, invités, toute une série de représentants de groupes ufologiques de l’époque : la Société varoise d’étude des phénomènes spatiaux étranges (Toulon), le Groupement de recherche et d’étude du phénomène ovni (Le Pontet –Orange - Avignon), le Groupe Véronica (Nimes, animé par notre ami Charles Gouiran), etc.

Revenons à Marc Thirouin, le site rr0 indique que dès début 1949, Thirouin prend contact avec les milieux américains par l'intermédiaire de l'USAF et, en 1950, entre par leur biais en contact avec Eric Biddle, un londonien cherchant à créer un organisme ufologique. Tous deux décident de collaborer et échanges de nombreux courrier en 1951 et finalement de créer une revue commune, nommée Uranus en Angleterre, et Ouranos en France.

Le 24 juin 1951, quatre ans jour pour jour après l'observation de Kenneth Arnold, Thirouin fonde à Paris la CIE Ouranos (Commission d’investigation et d’enquête) dont il est directeur général, sortant le 1er numéro de la revue (14 pages de 13,5 cm par 9 cm, expédiées directement de Grande-Bretagne comme une lettre ordinaire). Le n° 2 paraît en octobre 1952, à un format un peu plus grand. Henry Chaloupek se souvient : « La diffusion de cette revue fut très difficile ; Marc Thirouin était un très mauvais organisateur, n'avait aucun sens pratique, ce qui fut très néfaste pour la gestion de la revue qui dut avoir environ 130 abonnés au tout début. »

En 1953, Marc Thirouin fonde le Centre international de Documentation et devient l'auteur du sigle ESPl (Engin Spatial de Provenance Inconnue). Il a une fidèle collaboratrice en la personne d'Yvonne de Saint-Aubin (décédée le 22 décembre 1976). En 1954, c'est Thirouin qui mène l'enquête sur l'affaire Marius Dewilde (années 50 dans le Nord). Cas qui reste aujourd’hui inexpliqué, modèle en d’une remontre rapprochée du 3ème type « exemplaire », même si des failles testimoniales sont devenues visibles avec le temps.

Marc Thirouin établit une corrélation entre les passages d'ovnis et les perturbations électromagnétiques constatées au sol. A partir de 1969, Aimé Michel est son conseiller technique.

Titulaire de nombreuses distinctions, membre de l'Association française pour l'Avancement des Sciences, Thirouin reçoit la Plaque de Grand officier de la Société des Arts Sciences & Lettres en 1971 à Paris. Après avoir consacré plus de 20 ans a la recherche ufologique. La ville de Valence semble ignorer l’existence de cette personnalité, reste donc encore à imaginer un jour le dépôt d’une plaque commémorative à la mémoire de ce chercheur.

Les clichés de Marc Thirouin sont rares. Le plus connu le montre en costume derrière son bureau, en train d’écrire. Nous avons retrouvé une image plus ancienne, où il est photographié avec Jimmy Guieu.

Nous retiendrons cette citation de Marc Thirouin qui résume bien le cadre global de l’ufologie, toujours en vigueur aujourd’hui : « Nous n’avons d’autre ambition que de servir la vérité. Si stupéfiants que nous apparaissent les phénomènes surgis dans notre ciel, ils requièrent une explication positive. Le pur scepticisme et la négation systématique n’ont jamais fait avancer d’un seul pas la solution des problèmes, et celui des « soucoupes volantes » est un des plus important que l’homme aura à résoudre ». Signé Marc Thirouin. Marc Thirouin avec sa définition était visionnaire, quelque soit l’explication qui se trouve derrière le phénomène des PAN, il demeure bien une énigme qui de toute façon impacte au plan sociologique notre société actuelle. Pour s’en convaincre il suffit de voir le nombre, toujours important, de revues grand public, de livres, de sites Internet, de films, de documentaires qui paraissent et sortent régulièrement sur le sujet, sans parler des rapports officiels et de l’action menée au sein du Centre spatial de Toulouse, via le GEIPAN, avec l’appui de la Gendarmerie nationale notamment et de certains services de police.

L’occasion nous est donnée ici de donner un clin d’œil à notre ami Gérard Lebat qui avec Pierre Delval ont publié dans Phénomènes Inconnus n°4, en 1972, le premier papier annonçant la disparition de Thirouin « Décès de Marc Thirouin fondateur de la CIES Ouranos ». Gérard Lebat, dans ce même numéro de Phénomènes Inconnu, en tant que collaborateur de la revue « Les Extra-terrestres » co-signait aussi un papier dépeignant la situation ufologique du moment avec les actions menées par le GEOS France, le CFRU et la Fédération Suisse d’Ufologie, parlant notamment de la revue Ciel Insolite de l’Union des Groupements Espiologiques (ESPI) de France. On le voit, la situation était riche en structures et en enquêteurs privés.

Marc Thirouin s’en trouve en être l’initiateur de base, je tenais à lui rendre hommage en cette année 2012.

Jean-Pierre TROADEC
Auditeur de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale
Commandant (Chef d’escadron R.C.) Gendarmerie nationale

Sources :
- Wikipédia
- Site rr0
- Revue Phénomènes Inconnus
- Archives de l’auteur

Publié par LES REPAS UFOLOGIQUES à 11:43am

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